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« Un petit périmètre infini », texte paru dans La Presse

Le 6 août 2025, La Presse faisait paraître mon texte « Un petit périmètre infini ». 

Il s'agit à peu de mots près du texte inédit que j'avais lu lors de la soirée de lectures de L'École de la 55 qui s'est déroulée au Théâtre La Licorne sous la direction de Mathieu Bélisle en mai 2025.

On peut lire ce texte en ligne dans la section Dialogue, de même que les cinq autres textes parus aussi cet été 2025 dans ce dossier L'École de la 55, soient ceux de Mathieu Bélisle, Kateri Lemmens, Joël Bégin, Patrick Sénécal et Étienne Beaulieu.

Les trois photomontages que j'avais choisi de projeter sur scène lors de ma lecture à Montréal accompagnent aussi le texte. 


« Silence trouble » / Collection de la Ville de Trois-Rivières

Heureuse et fière que mon tableau Silence trouble (ou Douleur-silence) fasse maintenant partie, depuis  2024, de la Collection d’œuvres d'art de la Ville de Trois-Rivières.

Silence trouble (ou Douleur-silence), 2010, acrylique sur toile, 
76 x 61 cm (30 x 24 po). Collection : Ville de Trois-Rivières (2024).

Ce tableau a été présenté notamment lors de deux expositions : au Japon, puis à Trois-Rivières.

L’exposition Quelle âme est sans défaut ? présentée au Towada Art Center de Aomori au Japon en 2011 (par la commissaire Kazuko Miura, avec les artistes Benoît Paillé et Marie-Ève Proteau) abordait le thème de l’intimidation. Le tableau évoquait ici toute situation où l’on n’a pas de mots face à une douleur, ou alors celles où ce qui est tu nous tue un peu. Des lignes horizontales gravées dans la peinture évoque la page d’un cahier laissée blanche, et un voile de glacis qui descend de haut en bas recouvre partiellement cette page en douceur, comme un baume. L’ambivalence de l’expérience silencieuse n’est pas résolue une fois pour toute. 

Le tableau a ensuite été présenté lors de mon exposition solo Le sublime et le subtil au Centre d’exposition Raymond-Lasnier en 2017.

Merci à la Ville de Trois-Rivières pour l'acquisition de cette oeuvre importante dans mon parcours d'artiste visuelle. (Silence trouble est le troisième de mes tableaux qui rejoint la collection de ma précieuse ville d'adoption.)

Ma chambre au fleuve (paysages de chambre)

Mon projet Ma chambre au fleuve amorcé en 2019 s'inscrit dans une révolte toute camusienne ; peindre est depuis pour moi un véritable acte de résistance. « Il n'est pas vrai que l'on puisse faire une bonne peinture à propos de rien », pensait Rothko. Bien (me dis-je). Que mes petits élans de vie acharnés soient alors matière pour des tableaux d'espace et de lumière !

Présentation du projet :


Je veux un art d'équilibre, de pureté, qui n'inquiète ni ne trouble ; 
je veux que l'homme fatigué, surmené, éreinté, 
goûte devant ma peinture le calme et le repos.
Henri Matisse, 1954

Lorsque le corps le permet, je quitte la chambre, sors de chez moi, vais saluer le fleuve au bout de la rue. Je fais quelques photos pour me prendre à témoin et me rappeler au retour que l'immensité est là, que la beauté est à deux pas. Dans l'atelier, je fais de ces sensations d'espace et de lumière le territoire intime de ma joie (un détournement de la douleur par la couleur). Cette contemplation active me garde alerte, le cœur rivé au beau. Je ne cherche pas à copier le paysage, mais à créer un équivalent de son effet d'apaisement en moi.

Mon travail en peinture en est un depuis longtemps de silence et de dépouillement ; j'aime explorer ce qu'avec le temps j'ai fini par appeler le sublime délicat. Or, en grande farceuse, c'est la maladie chronique qui me fait pousser plus loin ici cette démarche de peintre du peu : elle me contraint aux petits formats. J'approche aujourd'hui la peinture comme on a dû approcher parfois la composition musicale avec la musique de chambre sous la contrainte, i.e. plus modestement. Cinq années de cette pratique, et voilà qu'une série de petits tableaux abstraits se sont formés comme autant de paysages de chambre.


REMERCIEMENTS : Je remercie Étienne Beaulieu qui a vu dans ma démarche picturale discrète des dernières années une démarche de résistante digne de faire partie de la programmation 2024 du festival littéraire Les Correspondances d'Eastman ayant pour thème nos Révoltes. Je remercie également Culture Mauricie (et son programme Coup de pouce) qui m'a permis de préparer les tableaux pour cette occasion. Sans eux, les premiers tableaux issus de ce projet ne seraient peut-être pas sortis de l'atelier... Je remercie enfin les précieuses personnes qui ont eu un coup de cœur pour mes paysages de chambre et ont adopté un (ou des) tableau(x).

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Quelques photos d'atelier :












Les (premiers) tableaux, 2019-2024 :

Paysages de chambre 1, acrylique sur toile, 16 x 10 po (40 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo : 17 x 11 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 2, acrylique sur toile, 16 x 10 po (40 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 17 x 11 po). 



Paysages de chambre 3, acrylique sur toile, 16 x 10 po (40 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 17 x 11 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 4, acrylique sur toile, 16 x 10 po (40 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 17 x 11 po). 



Paysages de chambre 5, acrylique sur toile, 16 x 10 po (40 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 17 x 11 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 6, acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo : 19 x 11 po). 



Paysages de chambre 7, acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo : 19 x 11 po). 



Paysages de chambre 8, acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo : 19 x 11 po). 



Paysages de chambre 9, acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo : 19 x 11 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 10, acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 19 x 11 po). 



Paysages de chambre 11 , acrylique sur toile, 18 x 10 po (46 x 25,5 cm), (encadrement en pin select, absent sur la photo  : 19 x 11 po). 



Paysages de chambre 12, acrylique sur toile, 28 x 16 po (71,5 x 40,5 cm), (encadrement en pin select :  29 x 17 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 13, acrylique sur toile, 28 x 16 po (71,5 x 40,5 cm), (encadrement en pin select :  29 x 17 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 14, acrylique sur toile, 28 x 16 po (71,5 x 40,5 cm), (encadrement en pin select :  29 x 17 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 15, acrylique sur toile, 32 x 20 po (81 x 50,5 cm), (encadrement en pin select :  33 x 21 po). 



Paysages de chambre 16, acrylique sur toile, 32 x 20 po (81 x 50,5 cm), (encadrement en pin select :  33 x 21 po). COLLECTION PRIVÉE.



Paysages de chambre 17, acrylique sur toile, 32 x 20 po (81 x 50,5 cm), (encadrement en pin select :  33 x 21 po). 



Paysages de chambre 18, acrylique sur toile, 32 x 20 po (81 x 50,5 cm), (encadrement en pin select :  33 x 21 po). 



Paysages de chambre 19, acrylique sur toile, 32 x 20 po (81 x 50,5 cm), (encadrement en pin select :  33 x 21 po). 



Exposition de tableaux / Les Correspondances d'Eastman

Je suis heureuse d'être invitée comme artiste visuelle au Festival littéraire Les Correspondances d'Eastman qui se tiendra du 6 au 8 septembre 2024, au Théâtre de la Marjolaine. 

Au programme : une série de cafés littéraires, spectacles, causeries et ateliers autour de nos Révoltes (Écologiques - Féministes - Sociales), en compagnie notamment de Nathalie Plaat, Jean-Philippe Pleau, Jérémie McEwen, Robert Lalonde, Hugo Latulippe, Vanessa Bell, Gabrielle Filteau-Chiba, Anaïs Barbeau-Lavalette, Manon Barbeau, Bruno Lemieux, Louise Marois, Gérald Gaudet, Michel Jean et bien d'autres passionnés encore... auxquels s'ajoute une exposition d’œuvres d'art où je partagerai les murs de la passerelle avec l'artiste Stéphanie Robert.

Je présenterai mon projet Ma chambre au fleuve (paysages de chambres), une série de petits tableaux réalisés au cours des cinq dernières années alors que je faisais (que je fais encore !) acte de résistance dans l'atelier au sein d'une maladie chronique qui cherche à s'imposer comme lieu de tous les empêchements... 

L'exposition (gratuite) sera accessible aux moments suivants : 

- vendredi, 6 septembre, 11h à 17h 30 ;

- samedi, 7 septembre, 10h à 17h30 ;

- dimanche, 8 septembre, 10h à 15h.

(Note : les tableaux sont à vendre et les bienheureux acheteurs quitteront les lieux avec leur trouvaille ; il est donc possible que l'exposition se dépouille peu à peu au fur et à mesure de l'événement.)

tirés du site Internet de l'événement

Toute la programmation du festival se trouve par ici.

Je remercie chaleureusement toute l'équipe des Correspondances d'Eastman (et son directeur Étienne Beaulieu) pour l'invitation. Je remercie également Culture Mauricie et son programme Coup de pouce  qui m'a permis de bien préparer les tableaux pour cette exposition.

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Quelques photos-souvenirs, vue partielle de l'exposition à Eastman : 





Nos tableaux à Stéphanie Robert et moi étaient présentés sur la Passerelle du théâtre de la Marjolaine, située entre la billetterie et la Marquise où se tenaient l'ensemble des cafés littéraires. Si cette installation extérieure un peu particulière nous a permis de profiter du beau temps en ce début d'automne pendant toute la fin de semaine, elle nous a surtout permis d'avoir de beaux échanges avec les visiteurs qui ont pu contempler les tableaux entre chacune des rencontres avec les autrices et auteurs invités.

Un entretien + « Poèmes pour un rien faste », dans Exit # 113

Heureuse de faire partie d'un généreux dossier d'entretiens préparé par Gérald Gaudet (aux côtés de Fernand Ouellet et de Claude Paradis) dans le numéro # 113 de la revue Exit. J'y parle de ma démarche créatrice, à la fois en poésie et en peinture. J'y présente aussi ma suite inédite « Poèmes pour un rien faste ».






« On parlera de dépouillement, de silence, on se tourne vers l’autre, avec la pudeur du très peu parfois, avec l’espoir du moment de grâce toujours », écrit Gérald Gaudet dans un magnifique dossier qu’il a préparé et qui s’intitule simplement Accompagnement. On y retrouve les mots et la pensée des poètes Fernand Ouellette, Isabelle Dumais et Claude Paradis avec qui Gérald s’entretient. « Chez ces trois poètes, dit-il, le geste d’écrire et de lire se confond avec le geste d’aimer. » Trois poètes, trois générations, trois manières différentes d’entrer dans le poème, mais trois créateurs qui savent articuler leur démarche. Des poètes habités par des doutes, certes, mais qui sont capables de prendre appui sur ceux-ci, des poètes qui regardent loin. (Stéphane Despatie, extrait de la présentation du numéro sur le site de la revue Exit)

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On peut lire une intéressante recension du numéro sur le blogue littéraire de Daniel Guénette ici.


Exposition « Le temps immobile », BIECTR

À l'occasion de la 12e Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières (BIECTR), l'exposition « Le temps immobile » présente les estampes de plus d'une cinquantaine d'artistes de la Collection Loto-Québec (de même que celles d'artistes de la relève universitaire de l'Université du Québec à Trois-Rivières). J'ai l'honneur de voir mon eau-forte Sans moi exposée aux côté notamment des estampes de Betty Goodwin, François Vincent, Louis-Pierre Bougie et Marc Séguin à la Galerie R3, du 22 juin au 9 septembre 2021. 






Sans moi. 2007. Eau-forte et aquatinte. 55 x 74 cm. Tirage de 3. (Collection Loto-Québec)

Photos-poèmes pour #MillionsMissing

Heureuse de participer à la campagne de sensibilisation 2020 pour l'encéphalomyélite myalgique (EM). J'ai réalisé quatre photos-poèmes à partir de texte tirés de mon livre Les grandes fatigues (Noroît). Ceux-ci circulent sur les réseaux sociaux, depuis leur première publication sur la page facebook de Millions Missing France. Voici ces photos-poèmes :







« Nos douceurs vives » en couverture de livre

Mon tableau Nos douceurs vives est en couverture du livre de poésie des Prix Piché de poésie 2019, aux Éditions d'art Le Sabord : Retenir le torrent (Madeleine Sauriol) suivi de Les papillons de phosphore (Louis Côté).


Je suis particulièrement touchée, puisque ce tableau aurait inspiré Madeleine Sauriol pour l'écriture de ses poèmes, lors de mon exposition Le sublime et le subtil, à l'automne 2017.

Le lancement du livre a lieu pendant le Festival de la poésie de Trois-Rivières, le 12 octobre 2019, dès 17h, au Café-Bar le Zénob.

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À propos du livre et du Prix Piché :

« Le Prix Piché de poésie 2019 de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui se veut un hommage au poète Alphonse Piché et un encouragement à la relève, a attiré des participations en provenance de toutes les régions. Le prix est décerné à un auteur qui n’a jamais publié de recueil.

Cette année, le premier prix, d'une valeur de 2 000 $, a été accordé à Madeleine Sauriol pour Retenir le torrent. Un univers maîtrisé où la blessure de l'enfance, la fragilité du derme, « des désordres intimes » cherchent, par « des mots à venir », à accéder à la lumière. Bien que les plaies se soient fermées avec les années, il y a toujours une chute « dans le vide » où une « poupée de chiffon » « hurle » dans un « firmament endormi ».  Une suite de grande qualité littéraire, autant par la beauté de ses vers et de ses images que par la construction globale de ses poèmes. Le lecteur est emporté; il demeure, tout au long de sa lecture, ravi, étonné par l’ensemble rythmé et soutenu.

Le deuxième prix, d'une valeur de 500 $, est la mention accordée à Louis Côté pour sa suite débutant par Les papillons de phosphore. Cette suite est surtout marquée par l'étonnement; les images surprenantes sont souvent saisissantes et riches. On y découvre une relation fraternelle, un « bac à sable » qui devient « un palais », une nature souvent urbaine avec des « graffitis attentats », avec des « bras mendiants » dans l'attente « d'une destruction continentale ». On y sent aussi le plaisir du poète à jouer avec les mots et à nous en rendre complices, car « tu es celui qui découpe/les formes du jeu ». 

Les membres du jury étaient : Éric Roberge, professeur de littérature au Cégep de Trois-Rivières; Jean-Marc Desgent, poète et Manon Brunet, professeur titulaire au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Félicitations aux gagnants dont les poèmes seront entendus au cours du 35e Festival international de la poésie, et publiés par les Éditions d'Art Le Sabord. »
(Source : Site Internet du FIPTR)

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Photo-souvenir du lancement.