« Les grandes fatigues » / critiques dans LQ et Le Sabord

Vanessa Bell signe une critique nuancée, sensible et intelligente du livre Les grandes fatigues dans la revue Le Sabord, no 114.

Je suis complètement touchée que VB ait vu « des échos de la bienveillance, de la philosophie, de l'amour entier et désarmé » dans Les grandes fatigues, en commun avec le sublime et ambitieux Les adieux, de René Lapierre (Les Herbes rouges, 2017). Alors que le manuscrit de mon livre dormait chez l'éditeur attendant son tour pour être publié, je découvrais René Lapierre, émue, genou à terre, me disant voilà quelqu'un qui parle mieux que moi, et dit beaucoup mieux que moi ces choses qui m'habitent... Que des lecteurs et lectrices voient ainsi des liens entre nos souffles, je ne peux avoir plus belle critique. Évidemment, la critique de VB est aussi nuancée et soulève des faiblesses qu'elle voit dans mon livre. Même si elle écrit aussi que « Dumais semble être allée au bout d'elle-même dans son projet d'écriture », je n'ai pas l'oeuvre ni l'expérience d'écriture de Lapierre. Je n'en suis qu'à mon troisième livre. Mais voilà qui est excitant, puisque je désire écrire et écrire encore. Écrire mieux. Toujours. Place aux prochains livres !

À lire en revue !


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Jérémy Laniel signe une critique du livre « Les grandes fatigues » dans la revue Lettres Québécoises, no 174, en page 61. 

JL écrit : « On se dit qu'on était tout près d'un grand livre ». Tout près, oui. Mais pas encore. Notamment parce que je cite beaucoup d'autres écrivain.es, cinéastes, penseurs, dans ce livre : une citation en exergue de chacune des neufs suites, et une suite d'échos en fin de livre. JL n'a  donc pas aimé que je vous partage les lectures qui ont accompagné mon écriture. Il est vrai que j'aime pour ma part les livres où l'on n'a pas peur de livrer le filon de sa pensée en ouvrant ses carnets de notes, comme le font les essayistes et les philosophes, par ailleurs. Que vous aimiez ou non cette intertextualité ouverte, j'espère que vous y verrez des appels à poursuivre vos propres lectures, en échos aux miennes, et à mon écriture. Et non pas y voir un « mode d'emploi pour comprendre le recueil », comme l'évoque JL. (Là n'était pas mon intention d'écriture.) Je comprends bien que certains soient agacés par trop de citations et préfèrent que l'on porte notre propre voix débarrassée de celles des autres dans un projet poétique. Pour ma part, j'assume cette manière ici, de relancer la lecture emmêlée dans la voix des autres, en ouvrant mes carnets aux lecteurs et lectrices, simplement, voire généreusement. J'ai pris un grand plaisir à préparer ce partage; j'espère qu'on prendra plaisir à s'y plonger, bien librement.

À lire en revue !